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LES DÉSORDRES

Mis à jour : 29 juil. 2020





INTRODUCTION


Tu viens de réussir à déterminer la nature de l'ancien feuil de peinture, quand est il de l'adhérence de l'ancien feuil sur son support ? Et oui ? Si tu te donnes autant de mal pour choisir la bonne peinture sur ton subjectile, mais que l'ancien feuil ne tient pas bien ?

Il n'est pas toujours évident de se prémunir des désordres, et que malheureusement, sans connaissances poussées sur le sujet, ta peinture va gonfler, cloquer et finira par s'arracher. (c'est à ce moment là qu'entre en jeu, les glandes lacrymales ;)



Aussi ce cours se décompose en deux parties:



  1. On cherchera en premier lieu à déterminer l'adhérence du support

  2. Puis en dernière partie a lister les différents désordres que le peintre pourrait rencontré, ainsi que ses solutions (liste non exhaustive, qui pourra selon, être complétée par la suite)








ADHÉRENCE ET POROSITÉ

La présence de cloques, d'écailles, de fissures, de partie sonnant creuses, sont autant de signes d'un problème d'adhérence. Et c'est bien ça tout l'enjeux !

La peinture doit adhérer au support !

L'adhérence est primordiale pour que le feuil de peinture tienne au subjectile. Quand le support est poreux, on peu bloquer le fond pour créer une parfaite accroche, donc une parfaite adhérence. On peu alors en conclure que l'adhérence est optimisée.

On peu réaliser le test simple de l'eau, avec une éponge mouillé, en observant la façon qu'à le support "d'absorber" l'eau, si elle perle jusqu'en bas, le fond est bloqué, si l'eau s'introduit dans le support en formant une tâche, le fond est poreux.

  1. Sur un fond poreux, il convient de préparer au mieux le subjectile afin d'éviter tout désordres futurs.

  2. Sur un fond bloqué, la mise en peinture est faisable, sans plus de préparation (je ne parle pas de rebouchage etc, je parle de préparation au sujet de la porosité du support)

Sans entrer dans le détails qui rendrait la lecture de ce cours indigeste, il faut savoir tout de même qu'il existe plusieurs types d'adhérences qui détermineront l'accroche futurs de produits sur un subjectile donné.


  • L'adhérence mécanique, rendu possible grâce à la porosité des matériaux, sera déterminante sur des supports bruts. Je parle souvent dans mes vidéos de l'importance de la première couche, et réalise quasi toujours, une dilution légère sur la première couche, afin de créer la meilleur couche d'accroche possible, et bien tout est dans ce principe. Alors serte quand le support est bloqué (porte déjà peinte par exemple), l'accroche est obtenue en ponçant le support plutôt qu'en réalisant un premier feuil dilué, mais quand le support est poreux, comme un escalier ou des parpaings bruts, la meilleur des accroches sera déterminé par le premier feuil de peinture qui ira migré au plus profond du subjectile . Il est important toutefois de ne jamais peindre sur des surfaces bloquées par des cires ou des vernis, sans décaper au maximum les anciens feuils, car ces derniers ne présentent aucune porosité, donc aucune accroche.


  • Un second type d'adhérence est l'adhérence par détrempe du support , et pour illustrer ce phénomène, je vais prendre ma bonne vieille peinture polyuréthane pour peindre mon garage ! Les fabricants préconisent de peindre les feuils de peinture dans un intervalle maximum (exemple = seconde couche 9 heures maxi après la première) mais pourquoi ? Parce que le second feuil de peinture "détrempe" le premier, ce qui créé l'accroche final de l'ensemble des feuils.On peu observer ce phénomène, d'une manière différente, avec les pré-encolleurs de papier peint qui se réactiveront lors de la pose et créeront ainsi une accroche parfaite.


  • Un dernier type, qui est dû à un phénomène chimique, interne au feuil, est certainement le plus important que l'on rencontre en peinture. Il prend "vie" au moment du séchage. Lorsque le feuil de peinture sèche sur des zones exposées à des souillures externe, comme du gras, de l'humidité ou autre, il se manifeste un manque d'adhérence avec la peinture appliquée.



MESURER L'ADHÉRENCE DU SUPPORT

Il existe deux types de tests, mettant à mal, le subjectile a observer.

Le test du quadrillage à sec et l'arrachage par traction.

"Mais je n'en parlerais pas ! j'rigole ! et ça va ! on a le droit de déconner non ?"

Le problème de ces deux tests, c'est qu'ils abîmeront le support. Il faudra donc, être certain, de devoir réaliser des travaux de rénovation par la suite.




LE QUADRILLAGE A SEC

Il consiste à réaliser, dans trois endroits différents de la pièces, à l'aide d'un bon cutter (ou de l'outils présenté dans l'encadré ci dessous), un quadrillage couvrant 15 mm sur 15 de lignes s'entrecroisant par espacement de 3 mm.

Puis on applique un adhésif transparent sur ce même quadrillage en le lissant correctement à la main, et on attend 5 minutes. Après quoi, on décolle le ruban adhésif délicatement, en formant un angle d'environ 60° par rapport au subjectile et en prenant soin de le retirer à une vitesse constante !



On observe le résultat obtenu de cette façon :

  1. Type de décollement

  2. Pourcentage de surface décollée

Ce test est défini par les normes ( Afnor NF EN ISO 2409 d'avril 2013, attention, cette norme évolue régulièrement)


Résultats, en substance, si le décollement est visible sur une surface comprise entre 5 et 25%, l'adhérence est considérée normal. Si la proportion dépasse les 35%, l'adhérence est considérée comme mauvaise.



L'ARRACHAGE PAR TRACTION

C'est la seconde méthode de test, régit par la norme NF EN ISO 4624 de juin 2016, pareil que pour le test précédent, les réglementations évolues rapidement, je vous conseilles fortement d'interroger régulièrement la base de données de l'Afnor, sur leur site ici

Il est impossible pour un peintre sans instruments de mesure de réaliser ce test, mais je vous en parle, puisqu'il existe. A l'aide d'un outils couplé à un dynamomètre on exerce une traction sur une pastille collée avec une colle sans solvant sur le subjectile incriminé.




Une fois ces examens réalisés ou si le simple fait de les réaliser n'est pas possible, il restera la constatation visuelle que l'on va définir dans le chapitre suivant.

Bon nombre de lecteurs pourront analyser par eux même, et d'une manière assez simple, ce qui va suivre.








LES DÉSORDRES LES PLUS COURANTS QUE L'ON RENCONTRE EN PEINTURE



(RAPPEL / Cette liste est non exhaustive et un peu dans le désordre !... mais c'est un peu le but de ce cours non ? les désordres ?)



1-ÉCAILLAGE

On examine les écailles qui se décolle pour déterminer la cause. Le dos des écailles est la généalogie de toute recherche.


  • Farineux. Le dos des écailles est pulvérulent, il farine ! Ce type de désordre est constaté la plupart du temps, sur les plafonds, ou les zones ré-enduite par le peintre. Il peu s'agir d'un mauvais époussetage. Une simple "reprise" de la zone sera la solution. En tout état de cause, la façon de procédé après un tel désordre reste : Grattage / époussetage / blocage de fond / ré-enduit / mise en peinture.

  • Pas de farinage. Le liant contenu dans la peinture est souvent le responsable (voir mon cours sur la fabrication d'une peinture). Dans tous les cas, le même type de préparation que pour une écaille farineuse, est à prévoir, après avoir complètement décaper et gratter le support.



Non farineux mais localisée. Pour être plus clair, c'est le même type d'écaille non pulvérulente, décrite précédemment, mais elle ne se trouve pas sur tous les subjectiles de la maison. On peu les retrouver sur les parties horizontales (ex : les plafonds) mais aussi aux assemblages des menuiseries, ou bien encore, et c'est plus fréquents qu'il n'y parait, aux endroits susceptible de recevoir de l'eau ! comme au bord d'un évier ! Il s'agit d'infiltration d'eau ou de vapeur d'eau, sous le feuil de peinture, dû à l'humidité emprisonné dans le bois, ou bien encore, humidité véhiculée par les joints (de plâtre, comme de carrelage = car poreux !!!)

On réglera ce problème, en décapant et en grattant la peinture qui n'adhère plus et en laissant un temps de séchage suffisant avant de re-peindre la zone.





La solution est malheureusement le décapage complet de la ou les zones atteintes d'écaillage. Le dégraissage des zones est primordiale, alors autant bien le faire d'entrée. Mieux vaut prévenir que guérir , d'autant que ce genre de désordre est souvent contraignant à rattraper. Aussi pour dégraisser correctement une faïence, préférez un produit solvanté qu'un simple bain de produit vaisselle






2-FISSURES

Contrairement à une idée reçue, les fissures ne sont pas, systématiquement, originaires du feuil de peinture lui même, ou de l'enduit que l'on a poser, mais de ce qui se passe dessous, sur le support.

Elles peuvent être dû à la maçonnerie elle même, à des mouvements de terrain sous la maison ainsi que de l'écart de dilatation entre deux matériaux de natures différentes.

J'ai déjà constaté l'apparition immédiate de fissures , après la mise en peinture d'un épiderme cartonné brut (ba13) pourtant poncé , épousseté et préparé dans les règles de l'art, à un endroit, ou le plafond était suspendu sur charpente bois, d'un côté, et à un toit terrasse en béton de l'autre.


La taille des fissures détermine les mesures à prendre pour préparer de nouveau le support.

Les fissures de peintures, quand à elle, (même si j'ai précisé que bien souvent elles étaient dû à un problème même de structure du bâtiment), existent aussi. La plupart du temps, la cause est imputable à l'applicateur, pour avoir déposer un feuil trop épais de peinture.


Ouverture d'une fissure (visiblement déjà réparé au moins une fois avec un calicot) on peu même constater un trou en plein milieu de la photo, indiquant que la vis a traverser le plâtre de la BA13 et ne maintient plus la plaque contre les fourrures, d'où l'inefficacité du calicot



Les solutions sont multiples est dépendent principalement de la taille des fissures, ainsi que de leur emplacement.

Voyons les différentes possibilités :


Prenons l'exemple d'une fissure présente sur une façade, les mastics acryliques sont les meilleurs matériaux pour la réparation. Mais quand la fissure demande une trop importante utilisation de matière, alors on fera appelle a un enduit adéquat selon si la fissure est en intérieur ou en extérieur (les enduits ne sont tout simplement pas les mêmes pour l'extérieur, en revanche, l'utilisation d'un enduit extérieur en intérieur est tout à fait possible, il faudra prendre en compte le facteur de ponçage qui n'est pas toujours le même selon l'enduit)


Sur d'anciens enduits ou plâtre sur brique, le rebouchage est précédé de l'ouverture des fissures, de l'époussetage puis du blocage de fond, avant remise en enduit. Je préfère toutefois utilisé un enduit riche en fibre et élastique comme le tx de chez tout prêt ou un fibré de chez prestonett



Sur des plaques de plâtres à épiderme cartonné (type ba13) il est judicieux de contrôler (surtout en plafond) que les plaques sont encore solidaires des fourrures sur lesquelles elles tiennent.

Un exemple =

Après un dégât des eaux sous les tuiles, l'eau a trouver son chemin à travers les combles pour finir sa course, pile poile entre deux plaques.

Elle a fini par atteindre le dessous du plafond d'une maison .


Fissure ouverte, calicot enlevé, un pontage est nécessaire lorsque l'on peux soulever légèrement les deux plaques en les poussant de la main

Comme chacun sait, les champignons, qui se nourrisse d'humidité pour proliférer (voir en bas de page "les moisissures"), sont apparues en surface, entraînant en profondeur, une détérioration partielle du plâtre coincé entre les deux couches de carton.

Résultat = le plâtre qui entourait les vis retenant la BA13 aux fourrures, et donc au dessus de nos têtes, a fini par être rongé, désolidarisant les vis et placo, des fourrures ! (c'est le cas de la photo ci dessus !!)

Un simple rebouchage classique ne suffira pas !

Ca n'est pas l'enduit qui empêchera les deux plaques de se séparer à nouveau des fourrures qui étaient censé les retenir au plafond !

Hors mis le changement complet des plaques (ce qui peut arrivé quand le dégâts des eaux est trop important) Il faut réaliser un pontage ! Il consiste à mettre une longueur de brique, en deux ou trois endroits, au dessus des plaques, depuis les combles, afin de solidariser les deux plaques qui ne sont plus retenues par les fourrures, après, et seulement après, on pourra intervenir pour reboucher la fissure.



En tout état de cause, j'utilise pour ça, un enduit prêt à l'emploi de chez Beissier, qui est un enduit élastique est très riche en fibre et en résine ! pour ainsi dire INCASSABLE


Sur deux matériaux de nature différente, bois et plâtre, plâtre et béton (des exemples, il y en a autant que de matériaux différents) on devra poser une toile de rénovation. Deux matériaux différents ont aussi une dilatation différente, entraînant leur séparation sous un enduit ou une peinture. On peu utiliser , par exemple, un cordon de joint acrylique autour d'un cadre de porte (très élastique, il supportera bien la dilatation jusqu'à un certain point) mais lorsqu'il s'agit de zone plus importante, on utilisera une toile anti fissuration. Le problème avec ce genre de toile, c'est qu'elle est bien souvent de verre, et donc néfaste pour la santé ( je te conseille de regarder ma vidéo sur les c.o.v.) On la colle sur un enduit fraîchement réalisé, puis on réalise un ratissage complet jusqu'à disparition dans l'enduit de la toile. Il existe également des fibres à peindre de rénovation, sans verre, faites en cellulose (du papier) moins solide qu'une toile anti fissuration, mais plus écologique et plus facile à poser (voir ma vidéo"comment réparer un plafond entièrement fissuré)



Ancienne fissure qui craque avec le temps, on peu voir la marque qu'à laisser le calicot précédemment posé

ATTENTION, je n'utilise jamais, les bandes de calicots vendues comme étant l'alternative au traitement des fissures, on dois se fixer comme objectif premier, de déterminer d'où viens le désordre. Ca n'est pas une bande de calicot qui retiendra deux plaques de ba13 de 30kg chacune, de se séparer .





3-FAIENCAGE, CRAQUELURES ou "PEAU DE CRAPAUD"

Parfois c'est voulu, donc recherché, (comme pour les peintres décorateur en décor), mais quand ça ne l'est pas...


Le faïençage des peintures est provoqué par l'application d'un feuil trop faible en liant sur un ancien feuil trop riche, cela n'est donc pas détectable, (donc non imputable à l'applicateur !)


Craquelure qui peuvent avoir pour origine plusieurs causes, pour la solution = une seule ! Gratter, bloquer le fond, réparer puis repeindre (merci à un gentil painter " thierryvd95" de m'avoir donné l'autorisation d'utiliser sa photo)

Il peut être, en revanche, la cause d'une mauvaise application dans les règles de l'art, si le peintre vient déposer son feuil de peinture, sur une couche insuffisamment sèche (règle dite de l'élasticité croissante), donc


ATTENTION DE RESPECTER LES TEMPS DE SÉCHAGE !

Il peut aussi apparaître en raison d'un séchage trop rapide!

Tu peux toi même faire ce test :

Sur un enduit fraîchement peint, si tu tente de le faire sécher trop vite avec un sèche cheveux par exemple (système D du chantier de base) tu verras sans doute apparaître ce genre de désordres.

Ce que je viens de dire est valable donc, pour les peintures mais aussi pour les enduits. Un enduit réalisé en couche trop épaisse, sera propice à l'apparition de faïençage.


Enfin, si les subjectiles présentant ce genre de désordres, ont étaient peints ou enduits, il y a très longtemps, le désordres est dit "stabilisé", rendant la "réparation" plus facile .



Le phénomène de peau de crapaud est imputable ou a une sur-épaisseur du feuil appliqué ou à un séchage trop violent, comme une zone exposée plein sud, peinte en plein milieu de journée, avec un soleil frappant la zone.

La peau de crapaud peut apparaître aussi, lorsque l'on peint une zone brûlante ! Elle est plus souvent observable sur des matériaux comme le fer, l'alu, et autre métaux ferreux ou non.

Certains solvant peuvent entraîner cet effet, en ramollissant les couches inférieur des feuils de peinture. !



Pour résoudre ce désordres, il est possible de poncer l'ensemble, puis de ré-enduire et peindre à nouveau. Mais à défaut, encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir.






4-FRISAGE (ou refus d'adhérence)

La peinture se reconstitue en petite gouttelette mais n'adhère pas ! Ce phénomène peut être observé, lorsque l'on passe une peinture à l'eau sur un fond "gras". Les cuisines sont des pièces propice à ce genre de désordre, il faut donc penser à bien lessiver les murs, plafonds, et boiseries avant de re-peindre



Il faut dégraisser le fond. Un léger "dépolissage" ou léger ponçage, est envisageable.







5-BULLES


Au moment de l'évaporation des solvants, des petites bulles remontent en surface. Cela se traduira par la présence de petit cratère, lorsque ces bulles éclateront. C'est un désordres fréquents avec les peintures polyuréthane, mais que l'on rencontre parfois, avec des phases acryliques. Cela peut être dû, à de l'air piégé dans le rouleau. (attention donc, à nettoyer correctement ses outils, et ne pas travailler avec le même outils chargé de peinture depuis trop longtemps)



Il n'y a pas de remède. On peu juste atténuer l'esthétique , en repassant un coup de rouleau, au moment précis du début du séchage en surface du feuil. Changer de rouleau, peut être aussi efficace, comme poncer un maximum les autres subjectile du même type que celui où l'on a constaté l'apparition de bulles.






6-FLOCULATION

Séparation des boues de l'eau, par floculation

La floculation se matérialise par la dissociation des composants d'une peinture, mais cela peut être observable pour les enduits.

Le plus fréquemment, la floculation est observé quand le peintre distrait mélange du white-spirit dans une peinture à l'eau, par exemple !

Mais la floculation peut intervenir suite à un mauvais stockage, ou le mélange de deux peintures diamétralement opposées, comme une glycéro avec une acrylique.

Je profite de ce paragraphe pour signaler que la floculation est désiré, au seul fin de séparer les composants du diluant dans un soucis écologique, afin de séparer les boues de nettoyage de l'eau qu'elles contiennent




Il n'y a pas de solution, la peinture est perdu, et si malheureusement, le peintre distrait continue à l'être au point d'utiliser un tel produit, il est bon pour nettoyer entièrement son subjectile et recommencer avec un produit non floculant






Pour allez plus loin dans le processus écologique, je prépare une vidéo complète sur "mon système de décantation artisanal" , en attendant tu peux allez te cultiver sur le site de Suez sur le traitement de l'eau, avec une abondante information ou lire l'excellente thèse, hyper complète, de Moïse Dihang disponible en pdf ici .



7- PEINTURE QUI COULE

C'est un désordre commun, il peut être rencontré lors de l'utilisation d'une peinture de mauvaise qualité mais également dans l'utilisation de peintures bien trop diluées !

Au contraire,l'utilisation d'une peinture trop épaisse, ou le travaille de la peinture sur un support de manière "trop chargé", peu amené la peinture a coulé , également, avant le séchage.

La peinture peu même "perler" en hiver, si les températures sont trop basses. (La peinture n'a pas le temps de se tendre, puisque les températures sont trop froides, ce qui a pour conséquence, sur une paroi verticale, de la faire couler. En finissant par sécher , des traces en forme de gouttelette , de perle, apparaissent, ce qui rend l'ensemble inesthétique .)



La solution consiste après séchage, à poncer la zone impactée, puis si nécessaire à reprendre à l'enduit tout ou une partie du subjectile souillé, avant de re-peindre l'ensemble . (je précise, l'ensemble ! pas juste une zone)






8-CORDAGE


La plupart du temps, le cordage apparaît lorsqu'un outils mal préparé est utilisé, mais peut également trouver sa source dans l'utilisation d'une peinture trop dilué, voir trop épaisse (surcharge), qui en tout les cas a mal était appliqué !



Même cause, même effets, la solution consiste après séchage, à poncer la zone impactée, puis si nécessaire à reprendre à l'enduit tout ou une partie du subjectile incriminé, avant de re-peindre l'ensemble .




9- TRACES DE REPRISES

Lorsque l'on travaille (croise) une peinture qui sèche trop vite, ce type de désordre est le plus souvent constaté .

Quand le peintre revient sur une zone déjà peinte, et qui a déjà commencer sa phase de séchage (le séchage commence dès l'application de la peinture) il arrache une partie infime du film superficiel, ce qui créer ces traces, toujours aussi disgracieuses sur un plafond hors norme, éclairé de façon abondante par la lumière de grande baies vitrées, tant à la mode en ce début de XXIème siècle .

Le fait de doubler en déposant la peinture sur des zones qui ont séchées, ou sur un feuil en train de se constituer, créer une superposition de relief, c'est ce relief qui est inesthétique.




Les conseils de ce type de désordres, sont certainement les plus attendues de ce cours, et j'en comprend tout à fait l'enjeu.Rien de plus frustrant que de devoir passer 2 heures la tête en l'air, les bras en berne, et l'argent que cela représente pour avoir un plafond tracé de partout ! Retenez toute fois une chose, l'expérience ne remplacera jamais aucun cours, aussi précis et juste soit il, aucunes vidéos ne pourra jamais remplacé ma dextérité sous le rouleau ! Je ne fait que d'essayer de conseiller au mieux les gens qui prennent le temps de me lire, afin d'avoir le meilleur résultat, ceci étant dis, voici mes conseils :




  • Ne "travaillez" (croiser dans la passe par m²) pas la peinture, même si le fabriquant vous le préconise, (voir mon cours qui fait allusion aux idées reçues sur la peinture, riche d'instruction visiblement)

  • Travailler en nombre suffisant (personne) , si les surfaces à peindre sont trop grandes.

  • Organisez vous sur le chantier afin de toujours savoir, où vous vous arrêtez ! utilisez un escabeau par exemple, ou repérer une poutre, un meuble...

  • Utiliser des lumières (de préférence à led, elles chauffent moins que les ampoules classique) elles vous aideront à voir où vous peignez.

  • Travailler les surfaces supérieur à 30m² avec des peintures longues en ouverture, comme des mat chaulée , acrylique de préférence ou glycéro à défaut de mieux

  • Pour toute surface supérieur à la moyenne (que je situe à environ 30m²) je conseille, malheureusement, l'utilisation de peinture glycérophtalique , bien plus facile et pratique à travailler .

  • Pour toutes surfaces inférieur, une acrylique de qualité professionnelle, est tout à fait envisageable.

  • Je conseille également d'utiliser, pour les grandes surfaces (comme des plafonds supérieur à 30m²) des outils adaptés ! C'est à dire, des rouleaux de largeur plus importante que le classique 180mm, du 250 mm et des camions de grandes contenances, comme les 14 litres sont mieux adaptés aux grandes surfaces.

  • Et puis pour finir, de faire attention au sens de mise en peinture, ainsi que l'action sur le rouleau lui même (voir la vidéo ci dessous)





10- EMBUS

Ce sont de petits "spectres" ou traces, que l'on peu facilement confondre avec des traces de rouleaux, apparaissant après le séchage complet de la peinture.

Ils se manifestent sous forme de zone mat quand il s'agit de peinture brillante ou satiné, voir des zones plus foncées lorsqu'il s'agit de peinture mat.

Bien souvent ce phénomène est lié au support lui même, plus ou moins absorbant par endroit.

Ne pas confondre avec des maigreurs, qui elles sont dûent à un manque de peinture ou une pression trop forte sur le rouleau, laissant d'affreuses marques.


  1. La première des choses à faire est d'appliquer uniformément la peinture

  2. De contrôler que les zones qui ont étaient retravailler à l'enduit, soient bien bloquées

  3. Qu'une impression a été appliquée sur tout support non bloqué.

  4. Contrôler que les enduits, éventuellement ajoutés, sont bien secs avant la mise en peinture



La seule solution, est d'imprimer les zones d'embus, puis de repeindre l'ensemble de la surface, un léger ponçage peut être requis pour un meilleur résultat









11-FARINAGE ou PULVÉRULENCE

Subjectile pulvérulent en surface

Le farinage en surface, avec les peintures d'aujourd'hui, est un phénomène très marginale.

Souvent le liant est impliqué (voir le cours sur déterminer la nature des fonds)

L' enduit peut être touché par ce désordre. Si il a pris l'humidité ou si il a été mal dosé !


Attention de ne pas confondre la pulvérulence présente sous les écailles d'une peinture qui s'effrite, avec celle présente en surface du feuil supérieur, ici on parle bien du désordre observable en surface.



Pour résoudre ce problème, il faut épousseter ce qui réside en surface, et on bloque en profondeur le support en utilisant une peinture à liant glycérophtalique. Ensuite, si le besoin s'en fait ressentir et selon la finition recherché, on réalisera un nouvel enduit et/ou on repeindra l'ensemble.

On peu également utiliser ce genre de produit, si vous n'avez pas à disposition un pot de peinture glycéro, attention toutefois aux yeux et aux voies respiratoire, si vous êtes amené à utiliser de tel produit.




12- DÉCOLLEMENT DU FEUIL DE PEINTURE


Il est régulièrement observable sur des peintures technique de sol, des plaques entière se décolle. Le problème vient souvent de la mise en peinture d'un produit non compatible avec l'ancien fond, d'où l'utilité de poncer entièrement les anciens sols avant de les repeindre.


L'humidité (désordres observable sur des volets anciennement peints ) ou la pulvérulence vu précédemment, sont aussi des causes probables.



Le travail consiste à poncer et supprimer l'intégralité du ou des anciens feuils de peinture qui se décolle, afin de bloquer le fond et de refaire la mise en peinture.








13- LA MOISISSURE


La moisissure, en ce qui concerne celle que l'on peu observer dans le bâtiment, apparaît lorsque le plâtre est en contact avec l'humidité. La moisissure se "nourrie" de plâtre, et tant qu'il y a de l'eau et du plâtre elle se développera.

C'est le désordre le plus souvent constaté (avec les fissures), lorsqu'il y a une déclaration aux assurances pour un dégât.

Une tuyauterie sous chape qui lâche, un cumulus qui déverse ses 300 litres, une tuile qui se soulève et laisse passé la pluie dans les combles, un conduit de cheminée mal installé, il y a autant de causes pouvant entraîné ce désordre, qui est le plus commun pour un peintre .




Avant tout il s'agit de déterminer la source du problème et de la traiter.


(Rien ne sert de faire des travaux de peintures si en amont rien n'a été fait. )

  1. Il faut donc lessiver les murs avec un produit javellisant et rincer l'ensemble à l'eau clair.

  2. Suite à quoi, il faudra assécher les murs, soit en ouvrant, soit mécaniquement avec un déshumidificateur (voir ci contre)

  3. Après séchage complet, on pourras tester le taux d'humidité dans le support avec un testeur de ce genre

  4. Si le taux est inférieur à la norme autorisée (mesure différente selon le testeur utilisé), on pourras passer à la réparation si nécessaire (enduit) et enfin à la mise en peinture (en respectant le blocage de fond avec une peinture en phase solvanté pour éviter la migration d'éventuelles traces de moisi résistantes.)




14- PEINTURE QUI NE SECHE PAS

On peu constater ce désordre, (assez rare), dans une peinture que l'on a teinté soit même. La raison est simple:

Dans une base blanche, (toute peinture blanche, non teinté du commerce), on ne peu dépasser un certain pourcentage de colorant par rapport à la masse de la peinture a teinter.

Si la dose est supérieur à ce qu'autorise le fabricant, la peinture ne séchera jamais totalement.

Suffit de poser sa main sur le subjectile pour le constater.


A ce propos on distingue trois familles dans les peintures, la base blanche, moyenne et transparente. C'est avec ces dernières (base transparente), que l'on fait les teintes les plus foncées , comme les rouges, les gris anthracite etc. Pourquoi ? A cause de ce que l'on vient de voir précédemment.



La solution ? Nettoyer et décaper entièrement la peinture qui ne sèche pas. Rien ne pourra être appliqué sur un tel subjectile autrement.












EN CONCLUSION

Comme je l'ai annoncé en début de cours, la liste des désordres est non exhaustives, selon les problèmes que mes abonnées relèveront, je mettrais à jour ce cours.

Aussi, je le redis, mieux vaut prévenir que guérir, il y a tant de choses à savoir et à mettre en oeuvre avant de peindre, que la préparation et les connaissances théoriques, sont indispensable pour mettre toutes les chances de son côté.

Ceci étant dis, aussi humain qu'est le peintre professionnel, ça ne l'empêchera pas de commettre des erreurs (spéciale dédicaces aux futurs clients d'Artisans, qui pourraient rencontré un des désordres énuméré "NOUS NE SOMMES PAS DES MACHINES ;)



Merci de partager ce cours sur vos réseaux sociaux, si cela vous a plut, et rdv sur la page principale des cours théoriques pour continuer ton apprentissage.



Mars 2019

Docteur Peinture ®

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